Vendredi 20 juillet 2007
Le président français et le Premier ministre britannique ont souligné, lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée, la gravité de la situation dans cette région du Soudan.

 

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown à l'Elysée (AP)

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown à l'Elysée (AP)

Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont déclaré vendredi 20 juillet à la presse qu'ils étaient prêts à "aller ensemble" au Darfour, au Soudan et au Tchad, face à la gravité de la situation humanitaire dans la région.
Nicolas Sarkozy a souligné que la France et la Grande-Bretagne défendaient un même projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour le déploiement rapide de la force de maintien de la paix de l'Union africaine et de l'ONU.
"Nous allons demander à nos deux ministres des Affaires étrangères de porter le même message. Ce message est simple: la situation ne peut plus durer, il y a urgence, des gens meurent et des gens souffrent, il faut que ça cesse", a déclaré le président français.
"Nous sommes même prêts, si la résolution était votée, à nous rendre au Darfour, au Tchad et au Soudan ensemble", a-t-il ajouté, lors d'un point de presse commun avec Gordon Brown à l'issue d'un entretien. 

Pour un taux réduit de TVA sur les produits "propres"
 
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont également annoncé qu'ils allaient envoyer "dans les plus brefs délais" les ministres des Finances britannique et français à Bruxelles pour demander un taux réduit de TVA sur les produits écologiquement propres.
"Nous voulons prendre une initiative très forte pour la défense de l'environnement," a expliqué le président français. "Nous allons demander aux deux ministres des Finances, britannique et français, de se rendre à la Commission (européenne) dans les plus brefs délais pour proposer à nos partenaires européens que tous les produits écologiquement propres bénéficient d'un TVA à taux réduit", a-t-il ajouté.
"Il est quand même anormal qu'une voiture qui pollue coûte moins cher qu'une voiture qui ne pollue pas", a estimé Nicolas Sarkozy.
par Olivier
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Vendredi 20 juillet 2007
Olivier Besancenot LCR    Olivier Besancenot, candidat de la Ligue  communiste révolutionnaire (LCR) à la dernière élection présidentielle, est  convoqué le 17 septembre devant la justice pour diffamation contre la société  Taser, qui distribue le pistolet à impulsions électriques. Le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAID-H),  est également visé par une plainte similaire.
 
Le porte-parole de la LCR est poursuivi suite à des propos  tenus sur en novembre dernier, quand il avait déclaré que ce petit  pistolet, qui a l'air d'un jouet, tout simple et très sympathique, a "causé  des dizaines de morts aux Etats-Unis", a indiqué un porte-parole de la LCR. Sont également visés des écrits sur son  blog et des "propos de meeting". Le distributeur du Taser (SMP Technologies), présenté comme une arme  non-létale, réclame 50.000 euros.   

L'association RAID-H, qui a lancé une pétition et une campagne contre le  Taser, sur laquelle s'est notamment appuyé Olivier Besancenot, est visé par une assignation similaire pour "dénigrement". Le Taser X 26, qui envoie sur sa cible deux dards délivrant une décharge de  50.000 volts, entre en service progressivement dans la police et la gendarmerie.
par Olivier
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Vendredi 20 juillet 2007
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Le travail et le pouvoir d’achat étaient au cœur du projet pour la France du candidat Nicolas Sarkozy.

Il s’était rendu à la rencontre des Français qui se lèvent tôt et travaillent dur, notamment sur le marché de Rungis, pour expliquer et débattre de son projet sur les heures supplémentaires. Engagement pris de travailler plus et de gagner plus.

Promesse tenue : le projet de loi sur le Travail, Emploi et Pouvoir d’Achat vient d’être adopté par l’Assemblée nationale.

Nadine Morano et Yves Jégo, députés et porte-parole de l’UMP sont retournés ce matin à 7 heures à Rungis pour dialoguer avec les salariés et le chef de l’entreprise MEDELYS pour rendre compte du projet de loi (couramment appelé paquet fiscal) voté.

Le travail doit être un outil permettant l’amélioration du pouvoir d’achat. L’augmentation des heures supplémentaires aura pour résultat plus de pouvoir d’achat pour les salariés, plus de production, plus de consommation et donc plus d’emplois. Ce sont les sujets qui préoccupent actuellement les gens.

« La majorité tire actuellement les premiers leviers pour relancer une machine jusque ici toujours grippée » a expliqué Nadine Morano. Pour la Députée de Meurthe-Et-Moselle, Nicolas Sarkozy fait clairement le pari de la confiance.

Interpellé notamment sur les 35 heures, Yves Jégo a tenu à préciser qu’il n’est pas possible d’imposer « une loi qui fait le bonheur de tous, partout et en même temps. C’est la liberté qui participe à un choix de vie, à un projet de carrière, c’est le fondement du dynamisme ».

Communiqué du jeudi 19 juillet 2007

par Olivier
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Jeudi 19 juillet 2007
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L’ouverture, un besoin vital dans un pays qui a besoin de modernité
Invité à s’exprimer devant les cadres de l’UMP, réunis au Carrousel du Louvre à Paris, le président de la République a appelé sa famille politique à l'ouverture « pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend ».

A l’invitation de Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l’UMP, le président de la République a rencontré mercredi 18 juillet 2007 l’ensemble des cadres de l’UMP au Carrousel du Louvre, à Paris ; en présence du Premier ministre François Fillon et des membres du gouvernement.

Cette première rencontre fût l’occasion pour le président de la République de remercier le travail de tous ceux et de toutes celles qui font vivre notre mouvement au quotidien, et souligner le rôle de chacun dans sa victoire à l'élection présidentielle et celle de l'UMP aux élections législatives.

Le président de la République a souhaité « conserver avec eux ce lien extraordinaire dont nous avons besoin pour porter les réformes » a affirmé Patrick Devedjian, qui a annoncé que ce type de rencontre serait amené à se renouveler régulièrement. Le président de la République a prononcé « un discours de chef de famille » pour conforter son « lien sentimental » avec le Parti a ajouté de son côté Dominique Paillé, secrétaire général adjoint.
 
Les partis doivent être des lieux qui ressemblent à la France

Lors d'une intervention à huis clos, Nicolas Sarkozy a défendu sa stratégie de rassemblement : « l'ouverture était la réponse aux attentes des Français et un besoin vital dans un pays qui a besoin de modernité ». « Pendant que sur le grand bateau de la France les socialistes essayent de colmater les voies d'eau dans la cale, moi je hisse la grande voile et je rassemble les Français pour les réformes » a déclaré le Chef de l’Etat. Invitant les cadres de l’UMP à pratiquer l'ouverture « pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend », il a expliqué la nécessité de continuer « à occuper le terrain » et « de ne rien abandonner ». 

Dans la perspective de l'échéance électorale de 2008, il a naturellement incité les candidats aux élections municipales, les sortants et ceux qui veulent conquérir des communes à conduire des listes d’ouverture qui représentent « la France la plus largement possible, dans sa diversité, mais aussi dans ses opinions pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend, et dont la gauche a souvent été incapable ».
par Olivier
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Mercredi 18 juillet 2007
                                                                                                                                         "Arrêtez de parler de réformes institutionnelles pour revaloriser le parlement. Si les députés ne sont pas plus présents, ce sera un énième coup d'épée dans l'eau". Ce constitutionnaliste interrogé sur les moyens de redorer le blason d'une Assemblée à la traîne face à un exécutif omnipotent ne mâche pas ses mots. Pour lui, les députés n'ont pas de pouvoir parce qu'ils ne s'en servent pas et désertent les séances. Sauf les fameuses questions au gouvernement les mardi et mercredi, les caméras sont là et les bancs des députés bien garnis.
 
On ne compte plus les enquêtes et reportages télé sur l'absentéisme des parlementaires français. Lors de certains débats sur des textes majeurs, entre 30 et 50 députés au maximum garnissent l'Assemblée. Ils sont pourtant 577. "Tout le monde ne connaît pas tous les sujets, explique le député UMP Thierry Mariani. Et puis l'emploi du temps à l'Assemblée est plus compliqué qu'on ne le croit : débats en séance et débats en commission peuvent se chevaucher et l'on ne peut pas être partout. Il m'arrive d'être présent au Palais-Bourbon mais de rester travailler dans mon bureau".  Difficile apparemment donc de contrôler les allées et venues de nos élus.  
 
"Infaisable"
 
Et lorsque l'on évoque l'éventualité de pénalités financières en cas d'absences répétées, certains élus soupirent. "Vous voudriez mettre des pointeuses à l'entrée de chaque débat, chaque séance de commission ?  Infaisable".  Ils préfèrent compter sur la motivation des députés à participer aux travaux de leur institution. Avec un juge suprême, les électeurs. "Ce sont eux qui décident in fine de la compétence de leur représentant, et pas des réglementations qui ne seront pas efficaces".
 
Pourtant, le débat a resurgi ces derniers jours. Ainsi, interrogé la semaine dernière sur le sujet, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande s'est dit ouvert à l'étude de propositions permettant de sanctionner les députés absents de l'Assemblée nationale. "Il est normal que quand on a demandé à avoir un mandat du peuple, on l'exerce. Si le président de l'Assemblée nationale fait des propositions, nous les regarderons avec beaucoup d'ouverture d'esprit", a déclaré le député de Corrèze et maire de Tulle.  Dans l'entourage de Bernard Accoyer, nouvellement élu au perchoir, on se refuse à toute précipitation. "Sur un tel sujet, le président prendrait des décisions après une large consultation. Il faut débattre et de toutes façons, tout cela rentre dans la réforme du règlement de l'Assemblée et rien ne se fera avant septembre".
 
En Europe, un parlement a décidé de contrôler de près l'assiduité de ses députés : le Parlement européen. Le vote par procuration est interdit, il est strictement personnel. D'où une réglementation stricte. Outre ses revenus de 5820 euros mensuels, le député européen touche une indemnité journalière de 280 euros par jour. Il ne touche cette indemnité que s'il est physiquement présent et participe au vote des textes. Qui plus est, s'il est absent plus de la moitié des votes durant les sessions, elle diminue de 50%. Autres émoluments prévus pour les parlementaires de Strasbourg, des indemnités mensuelles de 3800 euros pour payer les frais généraux (déplacements, communications, ...). Et la règle est identique : s'ils ne participent pas à la moitié des 56 séances, ils ne perçoivent que 1900 euros. 
 
"Il faut motiver et être incitatif"
 
Résultat : l'assiduité s'est améliorée. Mais il faut souligner aussi le renforcement des prérogatives de l'institution qui motive plus ses membres. Il faut une majorité absolue de ses 785 parlementaires pour modifier certaines dépenses prévues par le Conseil européen. De quoi motiver les troupes...  
 
"Au parlement européen ?  Ils viennent, signent et repartent", rétorque un député français chevronné. Sanctionner n'est pas une solution. Comment voulez-vous contrôler ?"  Et de préférer à la coercition la transparence que permet notamment Internet. "Personne n'est au courant mais grâce au site de l'Assemblée, vous pouvez contrôler l'assiduité de votre député. Tapez son nom et vous verrez".  Chez le patron du groupe UMP, la perspective de pénalités contre l'absentéisme est également rejetée. "Il faut motiver et être incitatif", explique Jean-François Copé. Et de préférer le dépoussiérage du travail parlementaire. Si Nicolas Sarkozy a prévu de secouer l'Elysée pendant cinq ans sur le mode "je suis partout", il va falloir aux députés beaucoup de discipline et de volonté pour imposer à l'opinion l'idée qu'ils sont désormais assidus.
par Olivier
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Mercredi 18 juillet 2007

  

Ils sont treize. Ils viennent d'horizons divers mais ils ont tous une même passion, le droit constitutionnel, autrement dit les règles édictées pour faire fonctionner la démocratie. Nicolas Sarkozy leur a donné un peu plus de trois mois pour rendre leur travail sur "la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République", selon les mots employés par l'Elysée.

Le 1er novembre, le chef de l'Etat aura sur son bureau les pistes de réflexion du comité et pourra s'en inspirer pour concocter la réforme qu'il soumettra au vote des parlementaires début 2008. Dans son discours d'Epinal le 12 juillet, il a déjà assumé la présidentialisation du régime qui correspond à la fois au rythme du quinquennat et à sa vision de l'action. 
 

Composition du comité des 13

 
 
- Edouard Balladur (78 ans)
 
L'ancien Premier ministre devrait présider le comité. Proche de Nicolas Sarkozy, il est favorable depuis longtemps à l'instauration d'un régime présidentiel : le pouvoir exécutif au chef de l'Etat, le parlement renforcé et "maître de son ordre du jour".
 
- Jean-Louis Bourlanges  (61 ans)
 
Député européen, très fin connaisseur de la pratique politique française et européenne, il a longtemps soutenu François Bayrou avant de rejeter sa stratégie d'entre-deux-tours.
 
- Guy Carcassonne (56 ans)
 
Rocardien, il connaît très bien les arcanes du parlement et souhaite renforcer avant tout la présence des députés dans l'hémicycle, éventuellement avec des pénalités financières.
 
- Jean-Claude Casanova (73 ans)
 
Président de la Fondation nationale des sciences politiques, ce proche de François Bayrou dirige la revue Commentaire et décrypte avec profondeur la vie politique française depuis des décennies.
 
- Dominique Chagnollaud (51 ans)
 
Ce professeur de droit constitutionnel à Paris-II-Panthéon-Assas est membre de nombreuses instances dont la Commission pour la démocratie du Conseil de l'Europe.
 
- Olivier Duhamel (57 ans)
 
Habitué des médias, cet ancien député européen et prof de droit n'est pas réputé pour son sarkozysme. Homme de gauche, il n'apprécie pas la concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul homme et plaide pour une revalorisation des droits du parlement.
 
- Denys de Béchillon (46 ans)
 
Professeur de droit institutionnel à Pau.
 
- Luc Ferry (56 ans)
 
Philosophe et ancien ministre de l'Education nationale, Luc Ferry appartient aussi au Conseil d'analyse de la société placé sous l'autorité du Premier ministre.

- Jack Lang (67 ans)

On le connaît plus comme ancien ministre et figure du PS que comme professeur de droit mais Jack Lang est passionné par les institutions et n'a pas hésité à quitter la direction de la rue de Solférino pour travailler sur la réforme des institutions. Il est partisan, comme
 
- Anne Levade (37 ans)
 
La benjamine du Comité est professeure de droit public. 
 
- Bertrand Mathieu (51 ans)
 
Président de l'Association française de droit constitutionnel, il fut membre de la commission chargée de réfléchir sur le statut pénal du chef de l'Etat. 
 
- Pierre Mazeaud (78 ans)
 
L'ancien président du Conseil constitutionnel est un gaulliste classique et gardien du temple de la Ve République. 
 
Olivier Schrameck (56 ans)
 
L'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002 pourra faire partager sa réflexion sur la cohabitation dont il fut un acteur privilégié.

par Olivier
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Mercredi 18 juillet 2007
Nadine Morano et Yves Jégo à Rungis pour parler pouvoir d’achat

Nadine MORANO et Yves JEGO, porte-parole de l’Union pour un Mouvement Populaire se rendront au Marché International de Rungis en présence de Marc SPIELREIN Président Directeur Général, le jeudi 19 juillet 2007.


7h30 : Visite de l’entreprise MEDELYS (17 salariés), grossiste spécialisé dans l’épicerie fine.

8h00 - 9h00 : Rencontre débat avec les salariés de l’entreprise sur le sujet du paquet fiscal et du pouvoir d’achat.

 

Communiqué du mercredi 18 juillet 2007

par Olivier
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Mercredi 18 juillet 2007
"Provocation", "meilleure méthode pour préparer un conflit social", les syndicats de l'Education réagissent vivement aux propos de Fillon et Bertrand n'excluant pas d'étendre au secteur éducatif le dispositif de service minimum.

 

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Sipa)

Les syndicats de l'éducation dénoncent, mercredi 18 juillet, l'intention du gouvernement, annoncée par le Premier ministre François Fillon et relayée par le ministre du Travail Xavier Bertrand, d'étendre le dispositif de service minimum à d'autres secteurs, dont l'Education nationale. Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa-Education estime que "si on voulait préparer à un conflit social, ce serait la meilleure méthode". Quant à Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, il dénonce des propos tenus "sans concertation", qu'il qualifie de "provocation qui n'a pas grand sens".

Darcos se veut apaisant

Le ministre de l'Education Nationale Xavier Darcos a tenté d'apaiser les esprits en indiquant que, "pour l'heure", le service minimum n'était envisagé que dans les transports. En soulignant toutefois que cela n'empêche pas de réfléchir à moyen terme à des dispositifs d'accueil, de continuité du service public dans l'Education nationale aussi". "J'ai toujours dit aux syndicats que toutes les questions évoquées dans la campagne présidentielle, y compris le service minimum, faisaient partie du débat que nous aurions le moment venu", a déclaré Xavier Darcos à la sortie du Conseil des ministres.

Une mesure "indispensable" pour Xavier Bertrand

Précédemment, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait estimé "indispensable" que les enfants puissent être accueillis à l'école, se prononçant pour un service minimum dans l'Education nationale.
"Plaçons nous d'un point de vue pratique (...) s'il y a une grève il faut quand même s'organiser pour savoir ce qu'on va faire avec les enfants", a exposé sur France Inter le ministre, dont la loi sur le service minimum dans les transports est à l'examen depuis mardi au Sénat.
"Si vos enfants vont au lycée ou au collège, le problème est moins important mais si c'est dans le primaire et qu'il y a une grève, il faut trouver une possibilité d'accueil avec une assistante maternelle ou la famille. Est-ce que vous ne trouvez pas quand même qu'il est bon qu'on puisse accueillir les enfants à l'école, moi je pense que c'est effectivement indispensable, voilà notre logique", a-t-il ajouté, en citant l'exemple de sa propre fille "qui a moins de 12 ans".
"Maintenant, la question c'est quel est le bon vecteur juridique, une loi ou autre, c'est à déterminer", a ajouté le ministre. "Par contre, sur la finalité", le gouvernement n'a aucun doute : "Oui nous voulons renforcer les services minimums, cela veut donc dire renforcer les services publics".

Fillon aussi

Le Premier ministre, François Fillon avait déjà évoqué mardi soir sur France 3 la possibilité d'étendre le dispositif de service minimum à d'autres secteurs, dont l'Education nationale.
"Si ça marche, je ne vois pas pourquoi on ne l'étendrait pas à d'autres domaines, parce que l'objectif c'est quand même bien de fournir en permanence le meilleur service public à tous les Français", avait-il dit. "La démonstration qui sera faite de l'efficacité du dialogue social dans les transports peut ensuite servir de modèle pour être étendu dans d'autres secteurs, dont l'Education nationale", avait-il ajouté.
"Cela fait 10 ans que régulièrement tous les sondages montrent que 70 à 80% des Français sont exaspérés par les interruptions des services de transport aux heures de pointe", avait souligné le chef du gouvernement.

Crainte des pressions

Le projet de loi soumis mardi aux sénateurs prévoit notamment que "les salariés dont la présence détermine directement l'offre de service", comme les conducteurs de train, de bus, ou de métro, auront l'obligation de se déclarer comme grévistes s'ils souhaitent participer au conflit deux jours avant le déclenchement de celui-ci. Une disposition contestée par les syndicats, qui craignent des pressions de l'entreprise sur les salariés.
"Il n'y aura pas de pression plus qu'il n'y en a aujourd'hui", a répondu François Fillon. "Le droit de grève est un droit fondamental, le droit d'aller travailler aussi".
par Olivier
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Mercredi 18 juillet 2007
Le président s'est engagé à ce qu'une réforme ait lieu avant les municipales de 2008. Présidée par Balladur, la commission comprend 13 membres, dont Jack Lang.

 

Nicolas Sarkozy (Reuters)

 

Nicolas Sarkozy (Reuters)

 

Le président Nicolas Sarkozy a installé mercredi 18 juillet le "comité de réflexion" sur les institutions, s'engageant à nouveau à ce qu'une réforme "ait lieu" et qu'elle soit votée avant les municipales de mars 2008.
"Le comité a été formé pour aider le gouvernement à prendre des décisions. La réforme aura lieu", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Cette commission, composée de 13 membres, est présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.
Interrogé sur le calendrier possible de cette réforme, alors que la commission doit rendre ses conclusions pour le 1er novembre, le chef de l'Etat a indiqué que, "en tout état de cause, la réforme devra avoir été votée avant les municipales" de 2008.
Le président a souligné qu'"il faudra trouver l'équilibre" entre les propositions du comité, ses propres souhaits et ceux des partis qu'il consultera "es-qualité".
Le résultat final sera "entre mes convictions et ma capacité à convaincre", a-t-il dit.

 

Lang, Schrameck, Carcassonne

 

L'ancien ministre socialiste Jack Lang est l'un des deux vice-présidents du comité de réflexion.
L'ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, gaulliste et "chiraquien", est également vice-président.
Ce comité est composé de responsables politiques, juristes, intellectuels, etc.
Outre Jack Lang, plusieurs personnalités réputées de gauche en font partie : Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin, le spécialiste de la Constitution Guy Carcassonne, qui fut conseiller d'un autre chef de gouvernement socialiste, Michel Rocard, et l'ex-député européen socialiste Olivier Duhamel.

Une femme, un philosophe et des juristes

 

Ce comité ne compte qu'une femme dans ses rangs : Anne Levade, professeur de droit public. A 37 ans, elle est de loin la benjamine du groupe dont la moyenne d'âge est de 59 ans.
Parmi les autres membres figure le philosophe Luc Ferry, pourfendeur de l'héritage de la révolte étudiante de mai 1968 et ancien ministre de l'Education nationale du gouvernement de l'UMP Jean-Pierre Raffarin.
On y trouve également Denys de Béchillon, professeur de droit à Pau, le député européen centriste rallié à Nicolas Sarkozy Jean-Louis Bourlanges et l'économiste Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques et ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre (1976-1981).
Complètent cette liste Dominique Chagnollaud, directeur du Centre d'études constitutionnelles et politiques de l'université de Paris II et ancien conseiller de la ministre centriste Simone Veil (1993-1995), et le professeur de droit public Bertrand Mathieu, réputé conservateur.

Lang favorable à la suppression du Premier ministre

Dans un entretien publié par Le Parisien, Jack Lang, en délicatesse avec le Parti socialiste dont il a quitté les instances dirigeantes, se prononce pour la suppression du poste de Premier ministre.
"L'existence d'un Premier ministre ne se justifie que dans les régimes purement parlementaires. Dans notre système, elle entretient la confusion", déclare l'ancien ministre, qui estime que le président de la République devrait alors être responsable devant l'Assemblée nationale.
Il se dit aussi partisan de la réduction des mandats du président de la République "à deux mandats successifs, comme aux Etats-Unis" et défend également "le mandat unique" pour les parlementaires.
Enfin, il se dit favorable à la suppression de l'article 49.3, qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte, "sauf pour les lois financières".

par Olivier
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Mardi 17 juillet 2007

Jack Lang   L'ancien ministre PS a annoncé lundi soir, sur TF1, qu'il acceptait l'invitation du président de participer au comité de réflexion sur la réforme des institutions de la Ve République.

"Après avoir longuement réfléchi, ma réponse est oui", a expliqué Jack Lang, invité du journal de 20h sur TF1. "C'est un combat ancien que je mène pour réformer nos institutions. Je dirais même que c'est l'un des combats de ma vie, que j'ai mené auprès de Pierre Mendès-France, auprès de François Mitterrand, auprès de Lionel Jospin", a-t-il rappelé.
 
"Je suis en opposition"
 
Le député PS du Pas-de-Calais a souligné qu'il ne s'agissait pas d'entrer "dans un gouvernement" mais de s'atteler à des questions qui le "passionnent".
"Je suis en opposition avec la politique économique et sociale menée par le gouvernement et je n'ai pas l'intention de mettre mon drapeau dans ma poche". La Constitution "appartient à tous les Français", a-t-il noté pour justifier sa participation au comité que doit installer mercredi Nicolas Sarkozy.
"La constitution n'appartient ni à un clan, ni à un parti, et chacun d'entre nous, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d'apporter sa pierre à la refondation de notre constitution", a-t-il estimé.
 
Installation mercredi
 
Le comité associant des hommes politiques, des juristes et des intellectuels sera installé mercredi par le président Sarkozy. Présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, ce comité comptera entre 12 et 15 membres, dont l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, le constitutionnaliste Guy Carcassonne, l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, Olivier Schrameck, et Jack Lang.
L'ancien ministre socialiste a déjà claqué la porte des instances dirigeantes du PS, refusant tout "caporalisme", après avoir été menacé de suspension. Interrogé sur cette polémique, Jack Lang a noté qu'il était un "homme libre et fidèle".
 
"Je respecte mon parti mais j'attends aussi la réciproque"
 
"Je ne serai ni l'otage, ni l'alibi, ni l'instrument d'une polémique politicienne", a-t-il averti. "Je continuerai à être un député de combat".
"Je respecte mon parti et son premier secrétaire mais j'attends aussi la réciproque", a-t-il ajouté. "Le mot respect doit être au coeur des relations humaines, notamment politiques, surtout quand on se dit socialiste", a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy, lors d'un déplacement le 12 juillet à Epinal (Vosges), a plaidé pour un régime où "le président gouverne" et vient rendre compte devant le Parlement "au moins une fois par an". Le chef de l'Etat a d'emblée limité la portée des travaux de ce comité.
"Je ne tournerai pas la page de la Ve République", a-t-il prévenu. Il a d'ailleurs critiqué certaines modifications constitutionnelles introduites par son prédécesseur Jacques Chirac, à commencer par le quinquennat, instauré "sans en tirer aucune conséquence", ce qui "n'était pas raisonnable".
'ancien ministre socialiste Jack Lang a annoncé lundi soir 16 juillet qu'il acceptait l'invitation du président Nicolas Sarkozy de participer au comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République.
par Olivier
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